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Le programme métropolitain de requalification des quartiers anciens dégradés (PMRQAD) concerne 6 villes de la communauté urbaine : Lille, Roubaix, Tourcoing, Armentières, Houplines et... Wattrelos. Plus précisément le quartier du Crétinier.
Il est aux quartiers anciens ce que l'ANRU, avec ses programmes de rénovation urbaine, aura été pour une ancienne ZUP comme celle de Beaulieu.
Le contexte et l'historique du dispositif
Ce programme métropolitain est l'émanation d'un programme national créé en mars 2009 dans le cadre de la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre les exclusions. Cette loi vise à combattre l'habitat indigne, dégradé et vacant.
LMCU a donc déposé auprès de l'Etat la candidature de plusieurs sites et, fin décembre 2009, sur les 20 sites proposés (dont le Laboureur et le Crétinier), seuls 5 ont été retenus à l'échelle de l'agglomération, dont le Crétinier donc.
En mars 2010, LMCU lançait l'appel d'offres pour la désignation de bureaux d'études (habitat et urbanisme) amenés à travailler sur le volet pré-opérationnel et la convention financière ; un an plus tard (mars 2011), le dossier de LMCU était présenté au comité national d'engagement dont on attend actuellement la validation définitive (espérée pour la rentrée de septembre).
Au premier semestre 2011 a également été constituée la société publique locale d'aménagement de LMCU appelée La fabrique des quartiers, société créée spécialement pour assurer les opérations qui seront menées dans le cadre de ce PMRQAD.
Le projet au Crétinier
Il s'agit d'un projet de restructuration profonde dans un périmètre compris entre la rue Miribel à l'est, le nouveau lotissement de 53 logements La Lainière au nord (rues d'Oran-Watteau), la rue des Patriotes à l'ouest et la rue Castermant au sud.
Ce cœur de quartier présente en effet un bâti ancien, alors que sur ses franges, la Cité des Sports, le stade Amédée et les nouveaux logements La Lainière construits par LMH, mais aussi les sites du Peignage Amédée et de La Lainière dans un avenir relativement proche, assure(ro)nt une profonde mutation du cadre de vie.
Il y a donc lieu de moderniser un îlot composé de nombreuses maisons de courées ou de rangées (Watteau, Lefebvre, Fraignac...) construites pour les besoins de logement de salariés des grandes et proches usines textiles, ayant mal traversé le temps et offrant aujourd'hui des surfaces souvent trop petites et moins bien adaptées au mode de vie contemporain. Comme pour le quartier de Beaulieu, il s'agira d'aérer, améliorer les liaisons internes, de proposer un habitat autrement plus digne. Le commerce et l'artisanat encore bien présents ne pourront qu'en tirer profit. En bref, de mettre en cohérence le cœur et la périphérie du quartier.
Concrètement, 4 axes d'intervention sont prévus :
Comment s'y prendra-t-on ?
Ce programme ne pourra bien sûr se concevoir qu'avec l'implication des habitants et s'étalera dans le temps, sans doute sur une décennie. Les habitants qui sont éligibles aux aides, subventions et prêts adaptés seront incités à rénover leur logement (façade, toiture, assainissement...). Mais des acquisitions seront également réalisées par la collectivité publique à des fins de démolition ou de réhabilitation, selon les logements concernés. Un accompagnement social intégrant le logement sera bien sûr proposé pour les opérations de démolitions (30 immeubles concernés, soit 30 logements dont 4 aujourd'hui vacants) ou de réhabilitation lourde (15 immeubles concernés, soit 18 logements dont 6 aujourd'hui vacants). La construction d'une quarantaine de logements au total est programmée sur l'ensemble de l'opération.
Le PMRQAD, piloté par LMCU, réunira différents partenaires tels que l'Etat (Direction départementale des territoires et de la mer, agence nationale pour la rénovation urbaine, agence nationale pour l'amélioration de l'habitat), les Conseils régional et général, l'établissement public foncier et divers financeurs privés... ainsi que les Villes évidemment.
Le coût global de l'opération à Wattrelos est estimé à 15 millions d'euros (la part Ville étant de 609 125 €), sachant qu'une enveloppe globale de près de 80 millions d'euros est estimée pour la prise en compte des cinq sites de l'agglomération.