Ville et cadre de vie

Vous êtes ici : Accueil / Ville et cadre de vie / Découvrir / Histoire et personnalités / Les maires de Wattrelos

Les maires de Wattrelos

De 1792 à 1901

  • Jean-Baptiste Duquennoy, officier municipal de Wattrelos, 4 décembre 1792
  • Isodore-Joseph Hazebrouck, officier public, du 1er décembre au 31 décembre 1792
  • Pierre-Marie-Joseph Van Reust, officier public, du 1er janvier 1793 au 6 messidor an 2
  • Pierre-René Maréchal, prêtre assermenté, officier public, du 6 messidor an 2 au 20 pluviôse an 4
  • Pierre-Marie-Joseph Van Reust, agent municipal, du 20 pluviôse an 4 au 1er floréal an 5
  • Pierre-Honoré Hespel, du 1er floréal an 5 au 1er vendémiaire an 6
  • Jacques-Joseph Carette, agent municipal, du 1er vendémiaire an 6 au 20 prairial an 8 ; maire provisoire du 20 prairial an 8 au 1er thermidor an 8
  • Floris-Joseph Lezaire, maire, du 1er thermidor au 1er complémentaire an 8
  • Hippolyte Duthoit, adjoint faisant les fonctions d'officier d'état civil, du 1er vendémiaire au 20 pluviôse an 9
  • Vincent-Joseph Lefebvre, maire, du 20 pluviôse an 9 au 15 ventôse an 13
  • Floris-Joseph Lezaire, maire, du 15 ventôse an 13 au 22 mai 1808
  • Pierre-Joseph Bettremieux, maire, du 25 mai au 15 novembre 1808
  • Louis-Joseph Deplasse, maire, du 15 novembre 1808 au 26 novembre 1815
  • Pierre-François-Joseph D'Halluin, maire, du 26 novembre 1815 au 27 mars 1822
  • Constantin-Joseph Droulers, maire, du 27 mars 1822 au 24 mai 1825
  • Lezaire Salembier, maire, du 24 mai 1825 au 9 septembre 1830
  • Pierre-Joseph Duthoit, maire, du 9 septembre 1830 au 6 mars 1831
  • Bettremieux Willoquet, maire, du 6 mars 1831 au 2 mai 1847
  • Fourlinnie, conseiller municipal ayant la signature des actes, du 4 mai 1847 au 23 novembre 1848
  • Duthoit Glorieux, maire, du 23 novembre 1848 au 14 avril 1856
  • Beghin Thiers, adjoint faisant les fonctions de maire, du 14 avril 1856 au 21 septembre 1859
  • Denis Pollet, maire, à dater du 21 septembre 1859
  • Deldalle Duthoit, de 1876 à 1881
  • Denis Pollet, de 1881 à 1889
  • Leuridan Noclain, de 1889 à 1892
  • Henri Pollet, de 1892 à 1901

Victor Leplat (1863-1941), maire de 1901 à 1906

Élu maire en 1901, démissionnaire en 1906 (après avoir été réélu en 1904), il est assurément l’un des grands hommes qu’a comptés Wattrelos.

C’est lui, en effet, qui fonda le service chirurgie de l’hôpital de Wattrelos dont il était le chef. Il fit également preuve d’un dévouement exemplaire pendant les deux guerres mondiales : durant la première, il soigna seul les malades et les vieillards ; durant la seconde, de nouveau seul médecin de Wattrelos (30 000 habitants à l’époque), il accepta de reprendre du service à l’hôpital malgré ses 77 ans et surtout, la maladie dont il était conscient et qui allait l’emporter à la fin de l’année 1941.

Pendant plus de 40 ans, il avait soigné sans défaillance et parfois même gratuitement lorsque c’était la pauvreté qui avait fait appel à lui. En sa qualité de maire de Wattrelos, il eut à administrer la plus pauvre commune de France.

Ce n’est pourtant que pour se consacrer entièrement à son métier qu’il envoya sa démission au préfet du Nord avec ces quelques mots édifiants sur l’état de sa ville : «Les quartiers excentriques (ndlr : on dirait aujourd’hui « excentrés ») ne pourront pas rester éternellement sans éclairage si on veut que cette commune possède un bureau d’hygiène, des aqueducs, de l’eau potable, des pavillons d’isolement pour contagieux dans son hôpital, une maternité, des écoles plus nombreuses, un service de désinfection, une goutte de lait, des cantines scolaires, en un mot si on se préoccupe de procurer à ses habitants les améliorations auxquelles ils peuvent légitimement prétendre, il faudra bien créer des recettes nouvelles puisque le déficit est, à Wattrelos, la conclusion logique d’un excédent régulier des charges sur les ressources».

Joseph Thérin (1837-1923), maire de 1906 à 1912

Propriétaire et industriel, il fut député du Nord, délégué cantonal, conseiller général, et succéda au docteur Leplat en 1906. Il fut maire de Wattrelos jusqu’en 1912.

C’est lui qui reçut ce fameux journaliste parisien qui, en 1907, publia un article à la Une de son journal pour rendre compte de sa visite à Wattrelos. Le titre : « Misère municipale, 27.000 Français sans hygiène »… Joseph Thérin confia à ce journaliste : « Nous n’avons pas à dépenser, en tout, plus de 7,75 F par habitant (…). Nous ne faisons que ce qui ne peut attendre ». C’est-à-dire principalement de l’aide sociale – plus vitale que sociale d’ailleurs – à destination d’habitants qui vivent à l’époque dans les ténèbres, la boue et les ordures.

C’est dire si la tâche de Joseph Thérin fut particulièrement ingrate. Il put quand même faire aménager la Grand'Place, y placer un kiosque et la faire paver - à la suite de quoi la première pierre du nouvel Hôtel de ville put être posée en 1911 sur une partie de l’ancien hôpital (cf. photo en haut de page). Il lança aussi la modernisation de l’hôpital (création d’une salle de bains !) et fit ouvrir un nouveau champ pour les sépultures au Crétinier.

Joseph Thérin administra une commune de moins en moins agricole, à l’aube de l’industrialisation et dont la population ouvrière, affamée, se souleva à maintes reprises pour revendiquer des salaires décents et protester contre l’augmentation du coût de la vie. Pas étonnant, dans ces conditions, que le parti socialiste emportât pour la première fois les élections municipales, en 1912, avec plus de 50% des suffrages exprimés. A sa tête, un leader charismatique : Henri Briffaut.

Henri Briffaut (1857-1938), maire de 1912 à 1938

Aîné de neuf enfants, Henri Briffaut quitta l’école primaire à 13 ans pour devenir tisserand en usine. Intelligent, studieux, il fréquenta les cours du soir, tout en consacrant ses loisirs à l’étude et la lecture.

Sa carrière fut marquée par le plus grand drame collectif qu’ait connu la commune : la noyade de 13 jeunes Wattrelosiens lors d’une colonie de vacances à Hardelot, lors de l’été 1925. Henri Briffaut ordonna des funérailles officielles à Saint-Maclou. La tragédie affligea la France entière. C’est avec Henri Briffaut que Wattrelos a cessé d’être la ville la plus sous-équipée de France malgré le catastrophique contexte social.

L’action municipale concerna cinq domaines : l’assainissement (curage, couverture des fossés), l’installation de l’eau potable, l’extension de l’éclairage au gaz et de l’électricité dans les hameaux, la voirie (pavement, remplacement des fossés boueux par des trottoirs, mise en viabilité de très nombreuses rues) et l’enseignement (construction et agrandissements de dix groupes scolaires, création de cantines).

Il faut ajouter à cette liste la construction de salles des fêtes, de douches, de terrains de jeux et de camps de vacances.

Le développement de Wattrelos était en marche…

Il n’est certes pas courant qu’un homme politique fasse l’éloge de son adversaire. C’est pourtant en ces termes élogieux que le docteur Victor Leplat évoqua un jour Henri Briffaut : «Sa bonne foi, sa bonté, sa libéralité et sa probité lui avaient conquis l’estime et la considération de toute la population sans distinction d’opinions ou de croyances».

Quel plus bel hommage que celui-là, rendu à un «vieux et loyal lutteur» que soixante ans de politique «n’ont pas enrichi»… Oui, Henri Briffaut fut assurément un homme d’une rare qualité.

Il se distingua par son intégrité, sa dignité, son courage aussi. Durant la première guerre mondiale, il fut ainsi arrêté trois fois avant d’être finalement déporté en 1917. Il avait en effet conseillé aux ouvriers de ne pas travailler pour l’ennemi, refusé de lui fournir la liste des indigents de sa commune, puis celle des hommes et de leur situation de famille, refusé de livrer des chevaux…

C’en était trop pour les Allemands qui l’envoyèrent "réfléchir" dans le camp de Holzminden où la nourriture et l’hygiène étaient lamentables. Libéré six mois plus tard, il fut interdit de territoire wattrelosien et trouva refuge à Paris où, en liaison avec Jules Guesde et son ami Jean Lebas, il participa à une série d’actions en faveur des évacués et soldats originaires du Nord. C’est son premier adjoint (et futur maire), Florimond Lecomte, qui fit office de premier magistrat durant cette période.

Sur le plan politique, Henri Briffaut fut le premier maire socialiste de Wattrelos. Un maire en phase avec une population qui, rudement éprouvée par la guerre, eut de surcroît à se battre pied à pied pendant plus de quinze ans contre la toute puissance du patronat textile réuni en consortium dirigé par le terrible et inflexible Désiré Ley.

Ainsi, en 1921, la région connut la plus grande grève de son histoire : presque trois mois de paralysie textile totale pour protester contre… la baisse des salaires ! Henri Briffaut et le conseil municipal durent faire voter des secours exceptionnels pour distribuer des vivres aux grévistes et à leurs familles, les enfants étant envoyés à l’autre bout du département ou même au Havre pour fuir la misère.

En 1930, rebelote : six semaines de grève ; en 1931, plus de dix semaines ! On comprendra que tous les acquis de 1936, notamment les congés payés, aient été vécus comme une révolution…

Pendant ces vingt années d’après guerre, la municipalité wattrelosienne s’endetta très lourdement pour assurer la survie de la population, la nécessité d’un fonds municipal de chômage s’étant imposée dès 1921. Selon Henri Briffaut, Wattrelos fut véritablement « une ville martyre ». Une ville qui lui fut toutefois infiniment reconnaissante de son indéfectible soutien.

Outre la fonction de maire, il exerça plusieurs autres responsabilités : conseiller d’arrondissement (1892), conseiller municipal (1896), conseiller général (1904) et député (1924-1928).

Florimond Lecomte (1856-1944), maire de 1938 à 1944

C’est sur le tard que Florimond Lecomte arrive à la tête des affaires municipales, en 1938. Il succède à Henri Briffaut, dont il était le premier adjoint depuis 28 ans, à l’âge de… 82 ans !

Comme son prédécesseur, il s’agit d’un homme d’honneur : militant combatif (il fut renvoyé de plusieurs usines) et premier résistant à l’occupant allemand dont il avait appris à connaître les exigences durant la première guerre mondiale, assurant la fonction de maire lorsqu’Henri Briffaut fut déporté.

Après la fameuse manifestation patriotique du 14 juillet 1941 au cimetière du Crétinier (répondant à l'appel du Général De Gaulle qui encourageait les Français à célébrer leur fête nationale, des Wattrelosiens avaient fleuri les tombes des soldats britanniques tombés dans la commune et avaient entonné un poignant God Save The Queen, suivi de La Marseillaise, ce qui avait déclenché les foudres de l'occupant), confronté par trois fois aux manifestants par les autorités allemandes, il fait mine de n’en connaître aucun. Cinq mois après l’événement, il met même en avant la " loyauté " de sa population redevenue calme, alors que ce calme correspond à une période de réorganisation des réseaux de résistance…

Au plan politique, Florimond Lecomte est le premier élu socialiste wattrelosien, entré au conseil municipal en 1892, donc dans l’opposition à l’époque. Durant toute sa carrière, il se consacra avec énergie à l’action sociale et reste le président-fondateur des consultations de nourrissons.

Louis Dornier (1890-1950), maire de 1944 à 1945

C’est de nouveau suite au décès de son premier magistrat que Wattrelos se découvre un autre maire : Louis Dornier, faisant fonction dès le mois de mai 1944, devient maire en septembre, quelques jours après la libération de la commune. Il le restera huit mois.

Entré au conseil municipal un peu moins de vingt ans plus tôt, il est d’abord adjoint d’Henri Briffaut dès 1935, puis premier adjoint de Florimond Lecomte. Comme eux, il exerce la profession de cafetier, activité très courante à l’époque puisqu’elle permet à nombre de familles de pouvoir subsister.

Responsable du service de ravitaillement pendant la guerre, l’œuvre de Louis Dornier reste liée aux nombreux travaux entrepris dans Wattrelos dans le but de viabiliser ses rues. La presse locale lui rendit cet hommage : « Il fit face sans faillir aux charges nouvelles et témoigna le plus grand souci de justice ».

François Mériaux (1885-1953), maire de 1945 à 1947

Tête de liste « Union antifasciste », François Mériaux, en emportant les municipales de mai 1945, marque un tournant dans la vie politique wattrelosienne : il est communiste.

Instituteur, déporté trois ans au terrible camp de Buchenwald, François Mériaux est assurément un homme de caractère. Après deux ans et demi de mandat, sa liste arrive de nouveau en tête aux municipales, à l’automne 1947. Mais au moment d’élire le maire, le conseil municipal est le théâtre d’une coalition entre les autres listes et c’est le socialiste Albert D’Hondt qui est élu !

Profondément meurtri, François Mériaux, rédigeant lui-même sa nécrologie en vue de funérailles « purement civiles », fait insérer en caractères gras : « Les hypocrites, les lâches, les collaborateurs et les traîtres doivent s’abstenir ».

Albert D’Hondt (1889-1957), maire de 1947 à 1957

Surnommé affectueusement « le petit maire », Albert D’Hondt, certes petit par la taille, était grand par l’estime que lui portaient les Wattrelosiens.

D’origine modeste, militant ouvrier de toujours, il s’était « fait » lui-même puisqu’il avait dû renoncer très jeune aux études pour entrer dans la vie active. On lui reconnaissait un bon sens naturel, de solides convictions et une volonté peu commune, bien utile lorsqu’il lui avait fallu parfaire ses connaissances qui lui permirent de prétendre à la fonction de premier magistrat en 1947, après avoir été conseiller municipal (1925), adjoint d’Henri Briffaut chargé des affaires scolaires (1935) et conseiller général (1938).

Son action s’orienta notamment en direction des plus démunis et des personnes âgées. Tout en poursuivant l’effort mené depuis plusieurs années en matière d’assainissement et d’équipement (eau potable, éclairage, écoles) dans une ville peuplée de moins de 30 000 habitants, mais en pleine transformation avec l’émergence de quartiers complets : le Nouveau Laboureur ou la Mousserie par exemple.

Sa mort subite, le soir du jeudi 23 mai 1957 dans son cabaret du centre-ville, plongea toute la commune dans une soudaine consternation.

Jean Delvainquière (1912-1971), maire de 1957 à 1971

Le parcours de Jean Delvainquière, c’est l’histoire d’un employé de mairie devenu maire. C’est en effet à l’âge de 18 ans qu’il entre comme commis au Bureau d’aide sociale de Wattrelos.

Dès lors, sa carrière ne cessera de prendre de l’essor, et l’homme, de l’envergure.

Syndicaliste, premier président de la mutuelle du personnel communal, résistant durant la seconde guerre mondiale, président de la Caisse primaire de Roubaix et de la Caisse régionale vieillesse, l’engagement de Jean Delvainquière se concrétise également sur le plan politique.

Membre de la commission administrative du parti socialiste, conseiller municipal (1953), il devient maire quatre ans plus tard, puis conseiller général, député, et vice-président de la Communauté urbaine.

Durant les mandats de Jean Delvainquière, la dynamique dans laquelle Wattrelos est engagée s’accélère dans tous les domaines : économique avec l’aménagement de la zone industrielle de la Martinoire et la création de quelque 3 500 emplois ; démographique avec la poursuite des grands programmes de logements, et notamment le lancement de la zone à urbaniser par priorité (ZUP) de Beaulieu, portant à plus de 45 000 le nombre d’habitants, dont 30% sont âgés de moins de 20 ans.

Expansion visible également dans le domaine de l’équipement public : multiplication du nombre de classes d’écoles par trois en vingt ans, mise en service du centre administratif attenant à l’Hôtel de ville, du centre socio-éducatif, des centres sociaux, de collèges, d’un lycée (Zola), « humanisation » de l’hôpital (suppression des salles communes)…

Emporté par la maladie le 13 mai 1971, Jean Delvainquière lègue à Wattrelos une œuvre considérable. Son charisme, son intégrité, sa grande humanité, mais aussi ce courage qui le conduit à assumer sa fonction jusqu’au bout de sa volonté forcent le respect et forgent les regrets : c’est par milliers que les Wattrelosiens le pleurent et défilent devant son cercueil.

Une fois de plus, la ville doit faire le deuil de son maire.

Jacques Bossut, adjoint de Jean Delvainquière, fait fonction de premier magistrat. De nouvelles élections municipales sont organisées. Wattrelos se découvre alors un nouveau maire de 33 ans : Alain Faugaret…

Alain Faugaret, maire de 1971 à 2000

Il est le maire de Wattrelos resté le plus longtemps en exercice. Alain Faugaret est à présent conseiller général. Son départ de la fonction de maire (il a démissionné en 2000), il ne le regrette pas, sans pour autant renier cet attachement charnel qui le lie à Wattrelos : "De nos jours, le maire est responsable de tout, doit tout connaître. C’est dommage, cette évolution". Justement, parlons-en de cette évolution…

Les débuts : "Je conduisais ma mère au boulot puis j’arrivais à la mairie à 7h. A 8h30, je partais faire classe. Je revenais une heure en mairie le midi, puis le soir à partir de 18h. Une situation impensable aujourd’hui mais à l’époque, la mécanique administrative était plus simple. En 1973, comme je ne parvenais pas à obtenir mon détachement, j’ai pris un congé pour convenance personnelle. Mais vu mon indemnité de maire, ma mère assurait souvent les fins de mois… J'ai eu la chance d'avoir des collaborateurs dévoués".

Les fiertés : "D’abord celle d’avoir pu construire des écoles car favoriser la formation et l'éducation de la jeunesse, c’est assurer son avenir. Il n'y avait que des écoles en préfabriqués qui sont devenues par la suite des clubs pour le 3e âge pour rompre l’isolement des personnes âgées, c’est mon deuxième motif de satisfaction. Je citerais ensuite, au rang des réussites, l’édification d’un lycée d’enseignement professionnel de formation qualifiante (Savary) – une vieille idée de Jean Delvainquière – et la reconstruction du collège Nadaud. Je n’oublie pas non plus le parc du Lion, poumon vert en centre-ville, libre d’accès et profitable aux Wattrelosiens. J’ai peut-être été écolo avant l’heure ! Mais c'est surtout d'avoir su garder un lien humain de proximité avec la population qui me réjouit".

Le présent : "Outre mon activité au Conseil général qui consiste à rechercher des partenariats avec des pays d’Europe ou simplement francophones, je m’occupe de la maison, je fais les courses, j’écoute de la musique, je lis et je complète ma collection de timbres".

Difficile de dresser un bilan exhaustif des cinq mandats d’Alain Faugaret…

On retiendra donc pour l’essentiel :

  • son action pour les écoles : construction de la 2e tranche du groupe scolaire Camus (1972), ouverture des groupes Brossolette (73), Voltaire (76-77), Curie (77-80), des maternelles P. Kergomard, A. France, J. Brel (80), F. Buisson (81), de l’élémentaire J. Jaurès et de la maternelle Michelet (82), des groupes Condorcet (89), J. Macé rénové (91), de l’élémentaire A. France (95).
  • son action pour le développement des collèges et lycées : construction de Neruda (75), du lycée d’enseignement professionnel Savary (89), extension de Zola (92) et reconstruction de Nadaud (95).
  • son action pour les équipements sportifs : en 1971, Wattrelos comptait 1 salle de sport et 2 terrains de foot. En 2000, 13 salles de sport (dont un complexe de tennis), 3 gymnases, 8 terrains de foot, 1 piste d’athlétisme, 1 piscine, 1 salle de jeux de tradition, 2 dojos, 1 salle de sports de combat et 2 sites réservés au tir à l’arc et au skate.
  • son action pour les équipements culturels : développement de la bibliothèque-multimédia, ouverture de l’école de musique, du musée, de la Boîte à musiques.
  • son action pour les parents et les enfants : ouverture de la 1ère crèche familiale du Nord (73), suivie d'une seconde, de la 1ère garderie de Wattrelos (77), des mercredis récréatifs (72).
  • son action pour la jeunesse : centres aérés gratuits, colonies de vacances, classes vertes, de neige, création de l’Office de la jeunesse, des trois maisons de jeunes de la Mousserie, de la Martinoire et de Beaulieu (73-76), de la Mission Locale pour les 16/25 ans (2000).

Il faut ajouter à cette longue liste la fondation de l’Office municipal de l’éducation permanente (OMEP, 1982), l'humanisation de la Maison de retraite d'un hôpital dont Alain Faugaret a assuré l'avenir en compagnie de son adjoint à la Santé Albert Leclercq et, bien entendu, l’aménagement du parc du Lion dès 1978.

A la base de la fondation de la fédération Léo-Lagrange avec Pierre Mauroy, Alain Faugaret a été successivement élu à Wattrelos conseiller municipal (1965), adjoint (de Jean Delvainquière, 1971), maire (juin 1971-mai 2000), puis désigné maire honoraire (septembre 2000). Il fut également vice-président de la Communauté urbaine (voirie, puis relations transfrontalières), député de la 8e circonscription du Nord (1978-1988) et conseiller général (1971-1982 / 1988-en cours). Il est l'actuel président du Comité départemental de tourisme du Nord.

Dominique Baert, maire depuis 2000

Conseiller municipal de Wattrelos (1983), délégué aux affaires économiques (1995), premier adjoint au maire chargé des finances et des affaires économiques (1999), Dominique Baert est devenu maire le 9 mai 2000.

Il a été réélu à l'occasion des élections municipales en 2001, puis en 2008.

Il est aussi Premier vice-président de Lille métropole communauté urbaine chargé des finances et des ressources, et député de la 8e circonscription du Nord.

Au plan politique, Dominique Baert fut également :

  • conseiller technique chargé des questions macro-économiques, du Plan et organismes associés, et du Conseil économique et social au cabinet d’Edith Cresson, Premier Ministre (1991-1992), membre de la Commission des budgets économiques et des comptes de la Nation (1991-1992) ;
  • conseiller technique, puis Directeur adjoint du cabinet de Michel Delebarre, Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique et des Réformes administratives (avril 1992 - mars 1993).

Député de la 8e circonscription du Nord de 1997 à 2002. Il a été réélu député de cette même circonscription en juin 2007.