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Berlouffes
La fête des Berlouffes est peut-être l'un des plus grands vide-greniers de France, dans une catégorie bien différente de la braderie de Lille, les professionnels étant interdits de trottoir. 17 km de ces trottoirs sont ainsi occupés par des particuliers ayant vidé leurs greniers. Chaque année, des centaines de milliers de chineurs, venus parfois de très loin, déambulent dans les rues à la recherche de l'objet rare, utile, décoratif, rigolo…
La fête, qui puise son inspiration dans un drame remontant à 1566 (des protestants avaient été enfermés dans l'église de Wattrelos, puis massacrés par les troupes catholiques du duc d'Albe), est complétée par des animations telles que l'arrivée des géants wattrelosiens Jeanne de Wattrelos, Ferrand de Portugal et Thomas de Savoie en compagnie du mannequin Berlouffe en fin de matinée devant l'Hôtel de ville, un jet de poupées de mousse depuis le balcon de l'église en fin de journée, suivi du brûlage du mannequin Berlouffe en place publique.
Chaque deuxième dimanche de septembre.
Renseignements : service des animations et de la vie associative (S.A.V.A) - 3e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 64 84.
Carnaval
Le carnaval et ses géants wattrelosiens, Jeanne de Wattrelos, Ferrand de Portugal et Thomas de Savoie, est l'un des cortèges carnavalesques les plus importants de la région. Bon nombre d' associations wattrelosiennes y participent ainsi que de nombreux groupes folkloriques venus des villes jumelées et d'ailleurs.
Au mois d'avril.
Renseignements : service des animations et de la vie associative (S.A.V.A) - 3e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 64 84.
Fête nationale (14 juillet)
La fête nationale se déroule traditionnellement en deux temps à Wattrelos : feu d'artifice le 13 juillet à la tombée de la nuit au-dessus des plans d'eau du parc du Lion, rue Gustave-Delory, et fête champêtre l'après-midi du 14 juillet au parc du Lion, avec de nombreuses animations : stands tenus par des associations wattrelosiennes, jeux gonflables pour les enfants, manège enfantin, promenades à dos d'âne ou de poney à la ferme pédagogique, artistes de rue, puis chanteurs sur podium en fin d'après-midi.
Marché de Noël
Féerie de lumières, de couleurs, de senteurs et de musiques, le marché de Noël s'installe avec ses chalets en bois et ses animations à partir de la mi-décembre. Le Marché de Noël est révélateur du dynamisme commercial des artisans et commerçants wattrelosiens, mais aussi des associations locales.
Renseignements : service des animations et de la vie associative (S.A.V.A) - 3e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 64 84.
Service de l'action économique - 4e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 66 48.
Salon commercial
Commerçants et artisans de Wattrelos ou d'ailleurs se retrouvent à la salle Salengro chaque année pour exposer leur produits et surtout leur savoir-faire. C'est un moment privilégié pour les professionnels qui vont à la rencontre du public toujours très nombreux afin d'établir de bons contacts. Le week-end de la Toussaint.
Renseignements : service de l'action économique - 4e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 65 46.
Les allumoirs
Les enfants attendent avec impatience ce rendez-vous qui se décline dans chaque quartier. Dans la pénombre de la nuit tombante, ils défilent avec leurs lampions, laissent éclater leur joie et reçoivent des friandises. Le premier samedi d'octobre.
Renseignements : service des animations et de la vie associative (S.A.V.A) - 3e étage de l'Hôtel de ville - 03 20 81 64 84.
Le patrimoine et les traditions
Le musée des arts et traditions populaires relate la vie quotidienne à Wattrelos à la fin du XIXe siècle grâce à une multitude d’objets regroupés par espaces spécifiques : la ferme, la classe, l’atelier du tisserand, de l’horloger, l’intérieur de l’estaminet (bistrot)… Le musée dispose d’une salle pour des expositions temporaires. En savoir plus.
Sur le plan des monuments, la restauration de l’église Saint-Maclou (centre-ville) a valu à la ville d’être récompensée en 2005 par l’attribution du ruban du patrimoine.
Autre église de Wattrelos, Sainte-Thérèse (quartier du Laboureur) est l'une des plus belles bâtisses art déco de la région, l'une des plus atypiques aussi, notamment par sa décoration en céramique et son architecture. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Encore très présents dans le paysage wattrelosien, les jeux traditionnels sont indissociables du patrimoine de la ville. Le jeu de bourle est sans doute le jeu emblématique de Wattrelos. Il est encore très pratiqué aujourd’hui. A noter que deux bourloires viennent d’être inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les autres jeux traditionnels sont les jeux d’estaminets, les concours de pigeons voyageurs ou encore les jeux d’adresse tels que le javelot-tir sur cible et le tir à l’arc à la perche.
La bourle
L'origine du jeu remonterait au XVIIe siècle. Des Flamands employés en Anjou aux travaux de canalisation de la Loire auraient importé de chez eux un jeu appelé boule du fort pratiqué dans la région. Le jeu se pratique sur une piste relevée sur les côtés, longue de 20 à 28 m et large de 3 m. Un bourleux talentueux sait faire slalomer sa bourle entre les autres placées par ses adversaires, pour atteindre l'étaque, une pièce de cuivre fixe située à l'extrémité de la piste. Ceci explique que le mot bourle (en patois, bourler = tituber en zigzaguant, tomber) se soit imposé pour désigner ce jeu.
Concrètement, la bourle présente la forme d'un cylindre épais de 12cm pour un diamètre de 30 cm. Son poids se situe entre 6 et 9 kg. A l'origine, elle était faite en gaiac, un arbre d'Amérique du Sud extrêmement dur. Aujourd'hui, on utilise de plus en plus d'autres matériaux.
En 1911, il y avait 90 bourloires, soit une pour 67 habitants. Aujourd'hui, cinq pistes existent encore, fréquentées par 500 pratiquants répartis dans sept associations. Plusieurs tournois se déroulent chaque année : le championnat de la fédération des sociétés de bourles de Wattrelos, la coupe de la Ville de Wattrelos, le tournoi intervilles, le masters et le tournoi des jeunes.
La bourloire municipale se situe au parc du Lion (à la Maison des jeux de tradition).
La colombophilie
En France, l'élevage des pigeons voyageurs se développa à partir de 1789 après l'abolition du privilège des abbés et des grands seigneurs de posséder seuls des pigeonniers. La région ne fut gagnée à la colombophilie qu'à la fin du XIXe siècle mais elle a depuis rattrapé son retard puisque 70 % des colombophiles français y demeurent.
Wattrelos comptait au 1er janvier 1913, 534 amateurs, appelés coulonneux. Aujourd'hui, les coulonneux ne sont plus que 60, mais 25 d'entre eux participent régulièrement aux grandes courses organisées chaque année.
Il existe quatre catégories :
Comme les athlètes, les pigeons se répartissent entre les différentes catégories en fonction de leurs aptitudes.
Concrètement, le pigeon vole entre 40 km et 120 km/h. La différence de vitesse s'expliquant par des variations météorologiques. Le pigeon est bien entendu tributaire de la direction des vents. Il contourne aussi systématiquement les orages ou attend qu'ils s'achèvent et s'arrête de voler la nuit. Ainsi, sur une course de catégorie grand fond, par exemple Barcelone-Lille, longue de 1 000 km, les temps effectués se situent entre 26 heures et huit jours.
Même blessé, le pigeon revient toujours au bercail.
Pour tout renseignement : Entente colombophile – tél. 03 20 80 15 25.
Le javelot-tir sur cible
Contrairement au javelot olympique, le javelot tel qu'il est pratiqué dans le Nord - Pas-de-Calais, notamment à Wattrelos, est une courte pointe d'acier ornée d'une paire de plume. Il se lance non pas au-dessus de l'épaule mais posé dans la paume de la main, par un mouvement de bas en haut.
Le javelot pèse entre 300 et 400 g, 200 et 300 g pour les jeunes. Chaque javelot appartient à un joueur qui ne le prêtera jamais ni n'empruntera celui d'un concurrent. D'ailleurs, chaque joueur améliore son javelot à sa façon, souvent en découpant un creux pour mieux le saisir.
La salle du Javelot club de Wattrelos présidé par Gérard Flamme se situe 358, rue des Patriotes – tél. 03 20 11 06 82.
Le tir à l'arc
Les deux modes du tir à l'arc, à la cible et à la perche, sont toujours pratiqués à Wattrelos. Deux associations existent, l'une pour la cible, l'autre pour la perche. Elles succèdent à la confrérie des archers wattrelosiens, signalée dès 1789, qui était installée au café du Grand Saint-Sébastien, siège de la première municipalité de Wattrelos en 1790.
Tir à l'arc à la cible - contact : 284, rue Faidherbe.
Le tir à l'arc à la perche
Il se pratique dans un espace réservé avec plusieurs perches verticales hautes de 30 mètres. Le but consiste à atteindre l'oiseau d'honneur appelé papegay, posé au sommet de la perche. A Wattrelos, les perches de tir sont installées dans l'enceinte du parc du Lion.
Le tir à la perche s'appelait autrefois bersault qui signifiait en vieux français "être exposé aux traits de l'ennemi". Le bersault est une large tranchée relevée sur les côtés et garnie de claies en saules. Les archers tiraient sur des cibles appelées targes, proches du mot anglais target qui signifie la même chose.
Tir à l'arc à la perche : association Les Amis Réunis présidée par Jean-Pierre Zelny, 15, rue des Dames.
Les combats de coqs
Depuis l'interdiction en 1935 des combats sur le territoire belge, les coqueleux, venus pour la plupart des Flandres, se rabattent sur la France pour pratiquer leur divertissement favori.
Wattrelos possède donc un gallodrome dans le quartier de la Houzarde, à proximité immédiate de la frontière.
Les coqs élevés pour les combats sont plus lourds et plus agressifs qu'un coq ordinaire de basse-cour.
Pour y parvenir, les coqueleux emploient plusieurs procédés : croisement systématique entre coqs et faisans ou entre faisans et poules, alimentation spéciale constituée de grains, de fèves, d'avoine infusée dans la bière ou d'eau de boisson dans laquelle reposent des clous rouillés.
Il existe trois catégories :
Avant le combat qui se déroule sur un parc long de 3 à 3,50 mètres et large de 2 mètres, le coq est armé d'un éperon d'acier de 51mm en remplacement de l'ergot coupé.
Ultimes préparatifs avant le lâcher des animaux : l'absorption d'un morceau d'ail et d'une giclée d'eau de vie pour leur donner un coup de fouet. Le combat ne dure pas plus de 6 minutes et son début ne met pas fin aux paris qui peuvent se poursuivre jusqu'aux derniers instants. La défaillance ou la mort de l'un des coqs met fin au duel, mais il arrive souvent que le vainqueur succombe lui aussi à ses blessures. Dans ce cas, les deux bêtes rejoignent la casserole du cuisinier.