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Le musée

Le musée des arts et traditions populaires de Wattrelos a été créé dans une ancienne ferme traditionnelle picarde appelée aussi " cense ". Les différents bâtiments sont reliés entre eux et s'organisent autour d'une grande cour carrée typique. Le musée abrite une grande collection d'objets, disparus de nos jours, mais faisant partie du quotidien il y de cela 150 ans. Loin d'être inertes ces objets sont regroupés dans des saynètes racontant, dans le détail la vie à la maison, au travail ou durant les loisirs au XIXème siècle.

Pour vous donner envie de venir à la rencontre de ces morceaux d'Histoire, voici une petite visite guidée. Cliquez sur les vignettes du plan.

Le Musée propose un centre de documentation accessible en consultation sur place, à toute personne souhaitant mener une recherche. Il est aussi à la disposition des responsables de groupes qui souhaitent préparer leur visite guidée. Ils peuvent obtenir des jeux questions/réponses.

La cour

Dans la cour sont exposés les machines agricoles et les objets servant à la ferme ou à l'habitation :

déchaumeuse servant à remettre les racines à la surface de la terre avant les labours, meule à eau, plantoir à pomme de terre, lieuse pour fagot de bois, moissonneuse-lieuse, hache-paille, râteau à foin tiré par le cheval et une étonnante collection de lessiveuse, tordeuse, planches à laver et à brosser le linge.

La laiterie

Le lait était servi à l'aide de la pinte (mesure).

La crème du lait sert à faire le beurre. Pour récupérer la crème, le couloir (du verbe couler) était couvert d'une étoffe et posé sur le bidon.

La crème récupérée était mise dans la baratte pour y être battue. Baratte, moule à beurre, panier à œufs, fléau, porte seau, évier en pierre bleue

L'étable

Semoir manuel appelé violon, araire, bascule pour peser les sacs de pommes de terre, râteau à foin, pince pour arracher ou déraciner les chardons, sabots…

La cuisine de ferme

Cette cuisine est plus grande que la cuisine flamande.

Elle est caractérisée par la cheminée avec son chaudron. Les ouvriers de la ferme mangeaient à la même table que les fermiers (le fermier est plus riche que le tisserand). Garde manger, tamis à farine, pétrin, horloge sur pied, machine à coudre…

La chambre à coucher

Lit-bateau, meuble lavabo, berceau, couffin appelé aussi " moïse ",

globes avec couronne en fleurs d'oranger…

L'horloger

L'atelier de l'horloger-bijoutier regroupe divers outillages utilisés pour la réparation des montres, pendules, horloges. Les vitrines renferment des montres à gousset appelées " oignons ", chaînes de montre, divers bijoux, binocles et un ensemble de dés à coudre dans son écrin (objet offert en premier cadeau par le fiancé à sa future épouse).

L'estaminet

Dans l'estaminet sont exposés les pompes à bière, le percolateur de 1910, les verres et cuillères à absinthe, bastringue, vaclette (foyer pour allumer les pipes), crachoirs, flipper mural, jackpot (le gain était une boisson gratuite) ; on y trouve aussi le coin des coulonneux et des bourleux. L'épicerie faisait bien souvent partie de l'estaminet. Les marchandises y étaient vendues par petites quantités.

La cuisine flamande

Cette cuisine flamande est aussi appelée cuisine du tisserand (fin XIXème-début XXème). Elle est caractérisée par le feu flamand à charbon. Le feu fonctionnait toujours (chauffer et cuisiner). Le moyen d'éclairage était la bougie, la lampe à pétrole, à huile, ou à gaz appelé aussi quinquet. L'hiver était rude, les lits froids et humides. Aussi la bouillotte savait se faire apprécier. Différents modèles sont exposés dans le four du feu flamand.

L'atelier du tisserand

Dans cette partie se trouvait à l'époque l'écurie de la ferme. Aujourd'hui y est exposé le métier à tisser appelé " otil ". L'activité des Wattrelosiens était l'agriculture la journée et souvent le tissage le soir. Il pouvait y avoir plusieurs métiers à tisser dans la maison (dans la cuisine ou la salle à manger). Navette de fil, rouet ou dévidoir, divers accessoires pour préparer le fil. Le bobinoir à domicile était utilisé par la femme pendant que l'homme travaillait sur le métier à tisser. Un support servait à mettre des rondelles de bois et permettait à la dame de totaliser les bobines de fil. Cela évitait de vider les cartons lorsque l'on s'était arrêté au milieu du travail.

L'octroi

L'octroi servait à faire payer les taxes sur certaines denrées lorsqu'elles entraient en ville. Il n'existe plus d'octroi en France depuis 1948.

La salle de classe

Plumiers, encriers, ardoises, bouliers, chaque semaine, un élève était désigné pour s'occuper du feu ou remplir les encriers. Ce type de classe existait encore dans les années 1944/1945.

La menuiserie

Les outils électriques d'aujourd'hui ont fait oublier ceux utilisés par les menuisiers ou les ébénistes de l'époque. La poutre et la porte proviennent de la ferme Malvache datant de 1748, rasée aujourd'hui.

La cordonnerie

Toutes les chaussures étaient fabriquées par le cordonnier : autant dire qu'on n'en changeait pas tous les deux mois (chaussures à boutons, galoches) ! Banc de finition, mise en forme, machine à denteler le cuir, rouet de cordonnerie datant de 1700.

L'imprimerie

La presse date de la fin du XIXème siècle. Les lettres en plomb sont classées dans des cases dont la taille varie suivant leur fréquence d'utilisation. La case qui renferme les "e" est plus importante que celle des "k".

Le photographe

Il y à 100 ans se faire prendre en photo n'était pas un acte anodin. Les occasions étaient exceptionnelles. Il fallait se vêtir en circonstance et poser de longues minutes devant un décor approprié. La scène présente une séance de prise de vue d'une communiante et de sa famille. Une vitrine expose des appareils d'époque et du matériel servant à la prise de vue et au développement : films anciens, plaques de verre…

Les jeux de plein air et d'intérieur

De tous temps, les Wattrelosiens ont aimé s'amuser, sans doute pour oublier un temps la rudesse de la vie.

Tir à l'arc à la cible ou à la perche, arbalète, jeu de grenouille, javelots, toupie, les jeux traditionnels en bois ne manquent pas au musée.

Aujourd'hui, dans certains estaminets en Flandre, il est possible de jouer avec certains de ces jeux ancestraux.

Le combat de coqs

L'arène s'appelle le " gallodrome ". Les coqs de combat sont munis d'ergots en acier et ces combats se terminent toujours par une issue fatale pour le perdant. Ce genre de " compétition " est, de nos jours encore, tolérée en France sur une fine bande frontalière au nom de la tradition régionale. Cette pratique est interdite en Belgique. Les amateurs viennent en voisin faire combattre leurs gladiateurs à plumes. Des paris plus ou moins importants sont engagés sur les coqs.

La douane

Wattrelos compte 13 km de frontière avec la Belgique. Autant dire que le jeu du chat et de la souris entre les fraudeurs de tous poils et les douaniers trouvait une large scène pour s'exprimer. Un poste de douane est reconstitué : le douanier est dans un lit à embuscade en attendant d'éventuels trafiquants. Moins chers en Belgique, le tabac et l'alcool étaient l'objet de fraudes plus ou moins importantes. Douaniers français et belges, coupe-tabac, gourde de fraudeur, fauteuil de douanier, le jeu du chat et de la souris ne manquait pas d'ustensiles.

L'orgue de barbarie

L'instrument est de la marque Limonaire Frères, dont la sonorité caractéristique rappelle les manèges à chevaux de bois et les chanteurs de rues. Il fonctionne à l'aide d'une manivelle que l'on tourne à des rythmes différents suivant les morceaux. Ceci a pour effet de remplir une poche d'air et de produire une musique avec un rythme de percussions, des basses et une mélodie. La lecture des notes sur chaque morceau est faite grâce à des cartons perforés. Chaque perforation engendre une instruction correspondant à un son.

La boucherie

La tête de bœuf est l'enseigne qui signale une boucherie, placée en façade ; cela permettait de l'apercevoir de loin. Billot, bidons pour cuire les abats, récipients pour saler les viandes, moules à pâtés. L'établi portable du rémouleur témoigne de la collaboration entre les deux professions.

La mezzanine

C'est l'endroit du musée où est abordée l'histoire de Wattrelos depuis sa création jusqu'à nos jours, en passant notamment par la seconde guerre mondiale et le portraits de nombreux résistants wattrelosiens. A l'origine, au IXème siècle, les terres wattrelosiennes appartenaient à un seigneur dénommé Allowin. Il entra dans les ordres à la fin de sa vie pour se faire pardonner sa vie de débauche et offrit ses terres à l'Abbaye de Saint-Bavon à Gand (Belgique). Lors de la révolution, toutes les terres sont revenues à la ville ; c'est ainsi que Wattrelos prit naissance.

Le tailleur

Attention au tailleur lorsqu'il manipule ses grands ciseaux. L'expression s'asseoir en tailleur vient du fait que le maître-tailleur s'asseyait dans cette position sur sa grande table pour coudre vestes, manteaux et autres pantalons pour les élégants et les élégantes. Un assortiment de boutons de différentes époques côtoie les épingles de chapellerie. A côté de la machine à coudre à pédale, chauffe un des tous premiers fers à vapeur.

Le lavage du linge

Le lavage du linge avant l’invention des machines à laver était une véritable corvée : il fallait faire bouillir l’eau, faire tremper le linge la veille dans de grands bacs (essangeage), le lendemain le linge était brossé (lavage), puis rincé, frappé puis tordu à la main (essorage). Ce procédé est allégé qu’au milieu du 19ème siècle, avec la lessiveuse de ménage, qu’on chauffe directement. Puis diverses sociétés rivalisent d’ingéniosité pour rendre cette tâche plus facile. Ainsi, dès le XIXème siècle la fabrique wattrelosienne Paul Jacobs sort "la merveilleuse", en 1898, l’entreprise Flandria de Wattrelos crée "la barboteuse" et en 1957 la Flandria a 2 cuves…

L'espace Terken

La Grande Brasserie Moderne a été fondée en 1920 sous la forme d’une coopérative de consommation (statut SCOP), née de la fusion de la brasserie Jean Ghislain, de l’Alliance tourquennoise et de la brasserie-malterie de l’Union, créée sur le site en 1884 par Emile Pollet. En 1989, la Grande Brasserie Moderne prend le nom de son produit phare et devient la Brasserie Terken, et tente de se positionner sur les bières de garde plus valorisées. Elle fermera en 2004 et grâce au don de M. Croigny, collectionneur, le Musée en garde la mémoire.

Contact : 96, rue François-Mériaux, 03 20 81 59 50. Ouvert du mardi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le dimanche de 15 h à 18 h. Entrée gratuite (visites guidées sur rendez-vous).

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