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Une ville-frontière

Les chaînes montagneuses à l'Est et au Sud de la France sont des repères évidents pour constituer une frontière. Le Nord, si pauvre en relief et en accidents géographiques, a suscité plus de difficultés pour établir une limite.

Wattrelos est séparée de ses voisines belges (Mouscron, Luingne, Herseaux, Estaimpuis et Leers-Nord) par des conventions politiques mais aussi par un micro-réseau hydrographique constitué de ruisseaux telsque l'Espierre.

La frontière wattrelosienne a commencé à s'établir vers le milieu du XVIIème siècle. Wattrelos devint un village frontière le 10 août 1678 par le traité de Nimègue.

Aujourd'hui, Wattrelos compte 13 kilomètres de frontière. Au nom de la tradition locale, les gallodromes sont tolérés sur une mince bande frontalière côté français. C'est là où ont lieu les combats de coqs.

Les scènes douanières sont dans tous les esprits grâce aux nombreuses cartes postales illustrant le thème. Entre 1906 et 1970, une cinquantaine de cartes postales différentes a été éditée, la plupart d'entre elles mettant en scène douaniers et contrebandiers. Pendant près de trois siècles, le tabac fut le produit le plus fraudé.

Deux types de contrebande étaient à distinguer, mais presque tout le temps, elles se faisaient à l'importation. La fraude la plus commune était celle pratiquée par tout un chacun : tabac, alcool, chocolat, savon… Tous les Wattrelosiens ont pu être, à un moment ou à un autre, considérés comme fraudeurs. Les prix avantageux pratiqués en Belgique n'expliquaient pas tout. Certains quartiers excentrés, mal desservis par les routes, au milieu du XXème siècle, faisaient dire à certains de leurs habitants qu'ils étaient plus près de la Belgique que de la France.

Les véritables contrebandiers développèrent d'innombrables subterfuges pour importer illégalement (principalement) le tabac. Les chiens étaient dressés pour passer la frontière chargés de marchandises prohibées. Certains enfants, les pacotilleurs, étaient eux aussi mis à contribution par des parents indélicats.

Aujourd'hui, malgré l'ouverture des frontières, le jeu du chat et de la souris continue. Pour preuve cette anecdote : une tonne de bananes colombiennes a été saisie en 1992 à la douane du Mont-à-Leux. Le convoyeur ne possédait pas la licence requise. Les bananes ont été offertes aux Restos du Cœur.