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Le développement durable

La Ville de Wattrelos et ses partenaires (MEL , Transpole...) mettent en oeuvre une politique de développement durable aux applications nombreuses et diversifiées : équipements publics, bâtiments à vocation économique, requalification de friches industrielles.

En voici quelques exemples :

L'espace Maurice-Titran

Ce pôle de services à l'enfance et à la famille (centre social, crèche, halte-garderie, bibliothèque...), construit dans le cadre de la rénovation du quartier de Beaulieu, est sur ce plan exemplaire :

  • exposition des bâtiments permettant une diminution du coût de chauffage ;
  • vitrage performant à isolation renforcée ;
  • toitures végétalisées ;
  • récupération d'eau de pluie pour l'arrosage ;
  • dispositifs hydroéconomes pour la consommation d'eau : réducteur de pression, limitation de débits ;
  • séparation des locaux bruyants et calmes par des espaces tampons ou des parois plus lourdes.

La crèche du Sapin Vert

La reconstruction de la crèche du quartier, incendiée par des mains criminelles en 2007, a permis d’améliorer sa performance environnementale.

Le bâtiment est plus lumineux, donc moins gourmand en chauffage lorsque le soleil donne, mieux isolé grâce à un vitrage haute performance, l’emploi de matériaux comme l’ossature bois, et une toiture limitant les déperditions de chaleur.

La Cité des Sports

Dans le quartier du Crétinier, attenante au terrain de foot et de baseball Amédée-Prouvost, la Cité des Sports comprend un stade et un équipement couvert destiné aux sports de combat, de la boxe française à l'escrime en passant par les arts martiaux.

Outre la qualité de ses installations, la Cité des Sports se distingue aussi par un système de récupération des eaux de pluie alimentant un système d'arrosage automatique moderne. Il fonctionne sous la surveillance de détecteurs d'humidité implantés dans le sol pour déterminer s'il est nécessaire d'arroser ou pas.

Le dépôt de bus Transpole : une PME environnementale

Ouvert en septembre 2008, le dépôt de bus de la Carluyère (société Transpole) est en phase avec les objectifs de développement durable et de protection de l'environnement qui marquent le début de ce siècle.

Le bâtiment qui abrite le service administratif et l'atelier de maintenance est équipé sur son toit de panneaux solaires qui fournissent l'eau chaude sanitaire. De larges baies vitrées limitent autant que possible le recours à l'éclairage artificiel notamment dès les beaux jours. "Rien à voir avec l'ancien dépôt rue de l'Union à Tourcoing où on travaillait toujours dans la pénombre" précise un ancien employé.

Le bâtiment a été certifié haute qualité environnementale également grâce à son système de recyclage de l'eau de pluie qui est utilisée pour le lavage des bus. Cette eau de lavage est elle-même pour partie récupérée, ce qui fait que pour laver un bus, on ne dépense pas plus de 20 litres : l'équivalent d'une douche !

Enfin, depuis 2012, un seul carburant est utilisé par les bus : le gaz naturel, nettement moins polluant que le gazole.

Un village d'entreprises HQE

Wattrelos accueille depuis l'automne 2010, dans le parc d'activités du Beck, un village d'entreprises (destiné aux PME à la recherche de locaux) constitué de quatre bâtiments de 1 200 à 1 500 m2 (divisibles à partir de 460 m2) à haute qualité environnementale : puits canadiens (utilisation de la chaleur du sol), panneaux photovoltaïques, plafonds rayonnants, panneaux de bois... figurent parmi les choix de conception de la SEM Ville Renouvelée, porteuse du projet.

En fonction des bâtiments, le niveau d'équipements à visée HQE va croissant afin de mesurer concrètement les effets obtenus et bâtir une culture partagée d'optimisation des performances avec les entreprises installées.

Kuhlmann : de la friche industrielle à l'espace naturel

Qui pouvait croire il y a encore quelques années que la friche de l'usine chimique Pechiney Ugine Kuhlmann (qui, jusqu'en 1984, y produisait des acides phosphoriques, des engrais phosphatés et du chrome), l'un des sites les plus pollués d'Europe, allait devenir un espace naturel ? Le pari est pourtant gagné ! C'est l'aboutissement d'un chantier démarré en 2005, et pour y parvenir, l'Europe, l'Etat, Métropole européenne de Lille, l'Agence de l'Eau, les sociétés Ekinox et Rhodia ont investi 13 millions d'euros. Les travaux de dépollution ont consisté dans :

  • la suppression des anciens égouts qui propageaient la pollution ;
  • l'installation d'un réseau de palplanches pour détourner les eaux de la nappe phréatique susceptible de remonter ;
  • le remodelage du grand terril en y creusant des cuvettes pour entreposer les sédiments non pollués du canal ;
  • la pose de 5 couches de terre superposées sur tout le site : couche d'argile pour éviter les infiltrations, couche de matériaux grossiers, couche de modelage pour dessiner le relief, nouvelle couche d'argile, pour retenir les eaux de pluie en surface, enfin, couche de terre végétale pour les plantations ;
  • le traitement de la pollution dans les deux terrils de chrome : on y a injecté, dans des cheminées spécialement creusées dans ce but, de la mélasse (du sucre !) pour transformer le chrome 6 en chrome 3, quasiment inoffensif et surtout peu mobile, de façon à l'emprisonner définitivement dans les terrils sans risque pour l'environnement. Il est impossible d'extraire ce chrome ; la solution choisie a donc été de le paralyser ;
  • la végétalisation de l'ensemble du site.

Ont été plantés 68 450 végétaux dont 18 000 plantes aquatiques, 450 arbres, 50 000 jeunes plants d'arbres et d'arbustes. Des plantes à grandes racines comme les joncs ou les massettes jouent le rôle de matière organique. Quant aux nombreuses légumineuses comme le lotier ou le mélilot, en fixant l'azote, elles modifient la composition du sol et attirent abeilles et papillons. Deux zones ont été délimitées, l'une sèche, l'autre humide composée de mares où les amphibiens (crapaud, grenouille,...) viennent pondre leurs oeufs. Libellules, abeilles, papillons, ainsi que des oiseaux tels que le petit gravelot, le bruant des roseaux, le vanneau huppé, donnent toute leur place à la biodiversité déjà favorisée par les bouleaux, les aulnes, les fusains et les saules.

Depuis 2011, le site est ouvert au public et accueille une biodiversité étonnante que les guides de l'espace naturel métropolitain font régulièrement découvrir au public lors de visites thématiques. Prochaines visites guidées :

Le recyclage des déchets verts

Depuis 2010, la Ville de Wattrelos et Esterra organisent

de mai à septembre la récupération des déchets verts des particuliers (herbe, branchages, feuilles...) avec des bennes installées à trois endroits différents du territoire communal (rue de Leers, Savary et Chopin).

Chaque années, plusieurs dizaines de tonnes sont ainsi collectées. Outre son aspect pratique pour les habitants de la commune, cette initiative s'inscrit dans une perspective de développement durable.

En effet, les déchets en question sont ensuite transformés en biogaz et en compost au centre de valorisation organique de Sequedin.

Pour sa part, le service espaces verts de la Ville découpe en copeaux les déchets provenant de l'élagage des arbres avant de les répandre sur les massifs fleuris pour éliminer les mauvaises herbes. Cela pour réduire l'utilisation de désherbants.

Broyage contre mauvaises herbes

La Ville a recours à l'utilisation des résidus du broyage des branches à la place des produits phyto-sanitaires pour éliminer les mauvaises herbes.

Elle a aussi investi dans une machine spécialement adaptée au désherbage des revêtements imperméables, donc impossibles à traiter chimiquement (bordures, trottoirs, caniveaux...) : un porte-outil adaptable qui peut éliminer les végétaux grâce à deux puissantes brosses, débroussailler, broyer les herbes hautes et désherber le schiste. Cela correspond à la fois à la volonté politique de s'inscrire dans une démarche de développement durable, moins polluante, et à la nouvelle réglementation visant à limiter les solutions chimiques (même s'il est impossible de s'en passer complètement).

Une équipe de 4 agents a donc été créée spécialement pour lutter progressivement contre les herbes folles dans tous les quartiers de Wattrelos ; elle espère la coopération des Wattrelosiens invités à entretenir leurs jardinets et les abords de leur habitation, la loi précisant même que chacun est responsable de son bout de trottoir, ce qui signifie qu'il convient de le déneiger l'hiver... et de le désherber l'été !

Du biogaz à partir des restes de la cantine

La Ville a pris l'habitude de récupérer les déchets alimentaires de la cuisine centrale et des écoles de Wattrelos pour les transférer au centre de valorisation organique de Sequedin afin d'y produire du compost et du biogaz.

Un éclairage public plus économe

C'est un autre objectif de la Ville de Wattrelos : à Beaulieu, dans le cadre de la rénovation du quartier, les lampadaires sont équipés de LEDs qui, pour une puissance de 70 watts, offrent le même niveau d'éclairage qu'un ancien foyer lumineux de 100 watts.

Toujours dans le même quartier, la Ville a installé des variateurs de tension permettant de réduire la consommation à certaines heures de la nuit.

En règle générale, la Ville investit chaque année pour renouveler son matériel d'éclairage en ayant à l'esprit le souci du développement durable qui va de pair avec les économies réalisées : quasiment tous les nouveaux cordons des illuminations de fin d'année sont équipés de LEDs, éclairage plus résistant dans le temps et qui se contente d'une très faible consommation (70 watts par motif en moyenne, l'équivalent d'une ampoule ancienne génération !).

Achat de véhicules électriques

La Ville est engagée dans un projet d'acquisition de véhicules électriques, donc non polluants. Deux voitures sans permis à vitesse limitée sont en service pour des tâches de nettoiement et de ramassage, notamment au parc du Lion.